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Cintio Vitier (1921-2009), une œuvre pour tous

Par Madelaine Sautié
Source Granma 01.10.2016

Cintio Vitier
Cintio Vitier

Cintio Vitier est de ces grands cubains dont on doit être toujours proche. Actuellement ceci est encore plus profond car le 25 septembre dernier nous avons commémoré le 95e anniversaire de sa naissance et, le 1er octobre, le septième anniversaire de son décès.

La date de son anniversaire est toujours un motif de fierté pour le Centro de Estudios Martianos où a travaillé dix ans, jusqu'à sa retraite, cet infatigable intellectuel lauréat du Prix National de Littérature, du prix Juan Rulfo pour l’œuvre de toute une vie et de l’Ordre José Martí conféré par le Conseil d’Etat, pour ne citer que certaines des reconnaissances les plus importantes. Pour cette raison, un hommage a eu lieu dans le Centre, avec la présence d’Armando Hart Dávalos, directeur du Bureau du Programme de Martiano et président de la Société Culturelle José Martí ; de sa compagne éternelle, Fina García Marruz ; de Roberto Fernández Retamar, président de la Casa de las Américas et de la Dr. Ana Sánchez Collazo, directrice dudit Centre, qui s’est avéré une approche suggestive au poète.

Cintio Vitier parmi nous a été le titre des paroles exprimées par l’académicien Enrique Saínz, dans lesquelles il a valorisé Cintio comme un magnifique essayiste et penseur, rappelant avec précision la valeur de ses poèmes et des ses essais critiques et soulignant son statut d’authentique maître préoccupé durant toute sa vie par la conservation des valeurs qui « nous manquent tellement aujourd'hui ».

Il s’est référé à la façon dont la connaissance de Martí a été pour lui, très tôt, une source nutritionnelle et où il a forgé la base de sa défense postérieure des postulats de la Révolution, sans pour autant abandonner sa religiosité. « Son christianisme et sa poésie lui ont permis de comprendre son prochain dans sa véritable dimension ».

Selon Enrique Saínz, dans l’essai Ese sol del mundo moral. Para una historia de la eticidad cubana (1975) et Lo cubano en la poesía (1958), une œuvre de consultation permanente, apparaissent une pensée pointant vers des positions idéologiques telles que celles soutenues plus tard dans sa prose réflexive.

De l’exemple lucide de Vitier, Sainz a affirmé « il est pour tous les jeunes qui veulent s’aventurer dans la poésie et dans la connaissance du meilleur de la culture humaniste », et aussi, pas en moindre mesure, il est un paradigme en général pour les intellectuels « allant à la recherche de la rédemption spirituelle. Là nous avons son œuvre pour tous ».

La dissertation d’Adrian Vitier, le petit-fils de Cintio, a provoqué une émotion particulière. En paroles sobres et à la fois pleines de fierté et d’affection, il a raconté certaines plaisanteries de son grand-père, qui, quand on lui a dédié une des Foires du Livre - qui honorait également l’Italie - dit qu’il voulait qu’on la dédie comme pays pour lui et à l’Italie comme personne, une idée spontanément sympathique, mais en rien absurde dans l’appréciation de ceux donnant foi la grande présence de Cuba chez cet écrivain.

Le groupe Habana Clásicos a offert un récital de musique universelle et cubaine dans cette évocation de Cintio, un des grands noms de la culture cubaine. Un penseur, un martiano essentiel, qui a trouvé un paradigme dans le Maître et qui, ensuite, au côté de Fina, a légué à son pays une précieuse descendance.

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