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Hommage à Duchamp

Source Tribuna de La Habana 17.10.2016

El silencio de Duchamp
L’exposition El silencio de Duchamp dans Factoría Habana

La Factoría Habana met ses plus beaux atours avec l’arrivée de l’idéologie duchampienne à Cuba. L’exposition El silencio de Duchamp « Le silence de Duchamp » fait l’écho dans les œuvres des plasticiens cubains Eduardo Ponjuan, Ariamna Contino, Alex Hernandez, Ricardo G. Elias, Humberto Díaz, Fernando Reyna, Elio Rodríguez et Antonio Núñez. Un silence qui, en plus parvient à perpétuer le souvenir de qui a été et sera le premier des postmodernes et un des plus grands artistes : Marcel Duchamp.

L’exposition collective, dans laquelle règne l’art conceptuel, arrive à exploiter les possibilités offertes aux artistes, la peinture, l’art vidéo, la photographie, l’installation, la performance et même le ready made duchampien. Tous résolvent la créativité proposée et continuent les idées : le silence comme station physique et spirituelle et comme une construction des idées, parfois supérieur à celle des mots.

L’exposition commence avec l’audacieuse interprétation de Ponjuan, en faisant coïncider une minute de temps réel avec une minute d’art, à partir de sa documentation du projet d’intervention pour la 12e Biennale de La Havane dans la station Radio Reloj.

Ensuite on passe aux photographiques de Elías sobre la ceguera « Élie sur la cécité » comme un symbole de l’absence, un synonyme de silence ; en plus des mots placés sur un des murs de la galerie : Le mur de nos lamentations, contenant de multiples significations d’associations inexplicables, mais conditionnées à première vue ils sont les mots silencieux.

Humberto Díaz propose sa création vidéo « Secret love », où l’interprétation sans son ne cesse pas d’inonder l’expressivité de l’œuvre. Très en phase avec ses propositions minimalistes, défenseuses du discours artistique à travers le matériel lui-même ; et en plus de ses diverses phrases célèbres sur le silence, ce qui nous incite à repenser le concept.

Le thème historique de Reyna, le discours religieux d’Elio Rodríguez, dont les sculptures rappellent les hamburgers de l’artiste pop Claes Oldenburg. Attaché aux dessins picturaux d’Ariamna Contino et Alex Hernandez et à la peinture sous forme de collage d’Antonio Núñez, dont les visages sont construits pour former des figures méconnaissables et silencieuses, sont d’autres œuvres  qui font partie de la proposition de la grande exposition.

Sans oublier de mentionner qu’en plus de ces artistes se trouvent deux autres de renommée internationale : le Français Marcel Duchamp et son œuvre Boîte en valise (1968) et la Serbe Marina Abramovic, avec la documentation de la performances L’artiste est présente (2010), où le silence des regards révèle ce qui est invisible.

Le choix de Duchamp n’a pas été un hasard pour la conception de l’exposition. Son influence, au-delà de servir de fil conducteur des autres propositions, peut être vu comme un vaillant hommage à celui qui a été le promoteur du silence dans la création artistique.

L’exposition très bien réalisée et conçue nous invite à la visiter une seconde fois afin d’être capable de nous recréer avec soin la richesse poétique de chaque œuvre. Ouverte jusqu’au 15 décembre de cette année dans la rue O’Reilly, elle permet d’apprécier les multiples significations qui se cachent derrière Le silence de Duchamp.

Par Nathalie Mesa Sánchez

 

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