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José Balmes et son engagement avec l’art et la justice

Par Virginia Alberdi
Source Granma 02.09.2016

José Balmes
José Balmes sera toujours présent, comme le sera sa peinture.

José Balmes sera toujours présent, comme le sera sa peinture. Je l’ai connu à Santiago du Chili en 2001, quand j’étais commissaire d’une exposition solidaire d’artistes cubains et chiliens. , et rien trahi dans sa façon d’être  la grandeur de cet homme. Il disait que la Révolution dans l’île l’avait inspiré et évoquait ses liens avec la Casa de las Américas, où il avait exposé certaines de ses œuvres deux ans plus tôt, dans la galerie Haydée Santamaría.

Le Chili est en deuil suite au décès de José Balmes, dimanche dernier à l’âge de 89 ans. Il y a eu des manifestations de respect depuis tous les secteurs de la société et la Présidence de la République a décrété le mardi comme la journée de deuil national.

José Balmes et Roberto Matta, chacun avec leur style, ont occupé la cime de l’avant-garde artistique chilienne au 20e siècle et ils ont été reconnus comme des figures stellaires en Amérique Latine et plus au-delà de ses frontières.

Il est arrivé au Chili enfant, sur un bateau de réfugiés espagnols, les victimes de la vague fasciste qui avait mis fin à la République et pris racine dans cette nation.

Il a canalisé sa vocation pour la peinture dans l’École des Beaux-arts de Santiago, la combinant avec une orientation sociale.

Il a milité dans la Parti Communiste et il était un ami personnel du président Salvador Allende. Le coup d’Etat qui a renversé le gouvernement de l’Unité Populaire l’a obligé de s’exiler en 1973.

En fondant le groupe Signo, en 1959 avec sa compagne Gracia Barrios, elle aussi une notable plasticienne, il a promu une posture révolutionnaire devant l’art et la vie, rénovant le langage pictural depuis une esthétique non formelle et reflétant les états d’insoumission et de rébellion.

Il a expliqué cette idée en disant : « Il est nécessaire de créer des nouvelles valeurs pour configurer un nouvel art qui soit le patrimoine de tous et, en même temps, qui soit une expression de l’Amérique Latine, hors des mécanismes de l’offre et de la demande dans la société bourgeoise. Nous ne pensons pas qu’il y ait, comme le conçoit  la société capitaliste, un art dénué de contenu politique, tout art est politique, bien qu’elle ne l’exprime pas de façon évidente. Toute création émane d’une recherche dans la propre réalité ».

José Balmes est lauréat de plusieurs distinctions, dans et hors le Chili, et, en 1999, il a reçu le Prix National d’Arts Plastiques de son pays pour l’œuvre de toute une vie.

 

Virginia Alberdi

Par Virginia Alberdi

Escritora, ensayista, promotora cultural, curadora y crítico de arte. Nació en La Habana, en 1947. Graduada del Instituto Pedagógico Enrique José Varona. Se ha desempeñado durante más de veinte años como Especialista de Promoción del Centro Nacional de Artes Plásticas (CNAP) Ha sido curadora de numerosas exposiciones.

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