• Icono de YouTube
  • Icono de Google Plus

CUBARTE

todo

Le sens communal du théâtre

Par Amelia Duarte de la Rosa
Source Granma 18.10.2016

Superbandaclown
Superbandaclown

Le Festival de Théâtre Camagüey 2016 est déjà un fait. Un autre rendez-vous qui réunit le meilleur de la théâtralité produite les deux dernières années dans l’île. Une autre édition pour l’historiographie de la scène. Une édition à garder en mémoire afin de rendre tangible la permanence et la résistance du théâtre national, qui se réaffirme multiple, expressif et créatif contre vent et marée.

Les spectacles qui ont été présentés au cours de cette 16e édition du Festival National de Théâtre de Camagüey ont laissé un bon goût chez le public et la critique.

Des mises en scène pour adultes comme 10 millones, de la compagnie Argos, écrite et dirigée par le Prix National de Théâtre Carlos Celdrán ; Balada del pobre BB, de la compagnie Impulso,  ; CCPC, the Cuban Coffe by Portazo´s Cooperative, de la compagnie El Portazo ; ainsi que les montages du segment Derivas espectaculares Charlot Corday o el animal, d’El Público-AHS, et Así quiero. La familia como teatro, du projet LI-PEE, ont montré la diversité présente dans notre panorama scénique actuel depuis différentes stratégies de langages et de scénarios.

Dans le théâtre des marionnettes et pour les enfants, les montages s’étant soulignés sont : La Cuca, de la compagnie El Arca, et Érase una vez… un pato, du groupe La Proa, les deux de La Havane ; Las noches del cafetal, de la compagnie Los Cuenteros, de la province d’Artemisa, et Superbandaclown, un spectacle chorale de Teatro Tuyom de Las Tunas.

Précisément, la proposition de Teatro Tuyom dirigée par Ernesto Parra, a fait partie de l’événement théorique « La rencontre avec la Critique ». Dans cet espace, aussi bien les acteurs impliqués que les spécialistes et les théâtrologues invités ont échangé des idées et des expériences sur le processus de montage et le résultat du spectacle.

La pièce Superbandaclown, évaluée par les présents comme une œuvre cohérente avec le théâtre total, émouvante, divertissante et atteignant des sommets dans le véritable art du clown, est un spectacle comptant une musique en direct interprétée par les acteurs eux-mêmes. Cette œuvre plaide pour le discours de la diversité, parle du pouvoir, l’identité musicale nationale, la cubanité, l’universel et le local en faisant usage du langage extra verbal.

Pour son directeur, qui a créé le groupe s’étant converti en une académie du clown cubain il y a 18 ans, « La pièce est avant tout un acte de foi. Superbandaclown est un objectif, un cadeau et un acte de foi envers les nombreuses personnes qui nous inspirent. C’est un retour à tant d’artistes, théâtrologues et dramaturges et à toutes les compagnies qui nous font frémir et nous font vivre le théâtre ».

Neuf jours pour examiner

N’oublions pas que cette 16e édition a été dédiée aux jeunes et que de nombreuses œuvres faisant partie des présentations et des segments spéciaux ont été précisément interprétées par les plus jeunes générations d’acteurs cubains. Par conséquent, ils étaient la source de l’événement théorique, du 40e anniversaire de l’Université des Arts (ISA) et du 30e de l’AHS (Association Hermanos Saíz).

Il y a eu également une dédicace spéciale aux plus récents Prix Nationaux de Théâtre 2015 et 2016, Carlos Celdrán et Carlos Díaz respectivement, lors des forums thématiques, des expositions et des présentations de publications.

« Toutes ces activités ont donné de l’ampleur de l’événement. Je pense que c’était un bon festival et, depuis le comité d’organisation, je pense que nous devons continuer à repenser ce que nous allons faire dans l’avenir. À la fin, quand on fait une évaluation, nous faisons la moitié du travail pendant une longue période avant la réalisation du festival. Mais tout a été important, depuis la recherche effectuée pour les propositions quant à la tendance, le genre et le dispositif manier par les créateurs. Je pense que ceci peut éclairer la programmation vers l’avenir », a déclaré Noel Bonilla, commissaire artistique de cette édition, au journal Granma.

Ajouter un commentaire