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Les premières chansons anti-impérialistes

Source Radio Enciclopedia 05.10.2016

Sindo Garay
Sindo Garay

Les premières chansons anti-impérialistesLa chanson politique à Cuba naît à l'unisson avec les premières clameurs de liberté. Depuis le début du XIXe siècle les troubadours populaires entonnaient des sonnets, et ils aussi improvisaient des vers où les désirs de liberté étaient présents.

Parmi ces troubadours qui luttaient pour l'indépendance il y a deux figures remarquables qui sont rentrés à Santiago de Cuba quand le conflit de 1895 a pris fin. L’un d’eux, dans les champs orientaux, où il est resté toute la guerre en se battant contre la domination espagnole, et l'autre est arrivé de la République Dominicaine, territoire où il a été exilé à cause de sa collaboration remarquable avec les révolutionnaires cubains. Ils sont Juan Ferrer et Sindo Garay.

Quand Juan Ferrer a senti la présence de la botte étrangère américaine dans la terre cubaine, il a pris la guitare et il a composé quelques vers dont les paroles sont arrivées jusqu'à nos jours.

Cuba, tes enfants pleurent

Parce ils voient venir ta ruine,

Tu seras toujours

La plus digne et tu te perdras.

Le moment est déjà arrivé

De pouvoir te voir;

Tu es déjà sorti du tyran

Et ne permets pas de te prendre,

Regarde l'américain

Il te veille

Ma Cuba depuis que je suis né.

Il ne s'agit pas des vers avec une finition parfaite, rappelons que ces patriotes n'ont pas eu l'occasion d'étudier une grammaire, puisque plusieurs étaient illettrés.

À cette époque-là, Sindo Garay, qui avait été exilé à Saint-Domingue, rentre à Santiago de Cuba où, avec un groupe de troubadours, plusieurs d'eux avec des idées indépendantistes, s'intègre dans les premiers rencontres de troubadours.

L'époque du boléro surgit. Sindo commence un parcours par des champs et des villes. Un jour, il est arrivé aux proximités de Caimanera, à Guantánamo. Il s'étonne et indigne quand il voit ondoyer autre drapeau. Là, il n'est pas, le drapeau de l'étoile solitaire. C'est pourquoi, et beaucoup plus, il compose :

On ne peut pas vivre ainsi, non, non, non

On ne peut pas tolérer les atteintes

Beaucoup de larmes de sang nous a coûté

Sortir de la boue immonde dans laquelle on était

 

Pour vendre sa valeur à un prix si mesquin

Être restés ainsi …

Et l'américain est en riant …

Par Juan Blas Rodríguez 

 Traduit par: Yaíma Márquez Zaragoza  

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