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Lina de Feria : « L'humilité est le seul chemin pour transcender »

Par Madelaine Sautié
Source Granma 18.02.2016

Lina de Feria
La poétesse Lina de Feria

L’intellectuel cubain Enrique Saínz a prononcé des paroles très justes lors du colloque dédié à la poétesse Lina de Feria, dans la salle Nicolas Guillén de La Cabaña. Dans son intervention, intitulée « Lina de Feria o de la Poesía », l’essayiste n’a pas exagéré car cette dame, motivée par le besoin d'écrire, a déjà 29 livres publiés, elle vit en collusion permanente avec le vers qui, comme nous le savons, est l'une de ses formes les plus authentiques.

Un panel animé par l’écrivain Jesús David Curbelo a pris comme point de référence l’œuvre de Lina, une personnalité insigne des lettres cubaines, offrant au public participant la saveur d'un retour à ses livres et les sincères remerciements pour le legs poétique qui a enchanté plusieurs générations d'amateurs de la poésie.

Caridad Atencio a valorisé le premier recueil de poésies de Lina, Casa que no existía, comme un livre mythique et elle a souligné comment le respect pour l'œuvre des autres brille chez Lina, principalement celle des jeunes, ce qui rend possible la noblesse et la simplicité de son âme. Elle s’est arrêtée spécialement sur son recueil País sin abedules, encadré dans un espace de clairs-obscurs où le temps vit et meurt dans une métaphore.

Roberto Manzano a commenté que le poète a toujours une profession ignifuge, en résumant les mérites artistiques de Lina, de laquelle il a valorisé la façon dont elle conserve la ligne de l’intimisme cubain quand il est très difficile de la défendre après des décennies. Il a souligné que les poètes ayant une veine intimiste l’ont vu comme un paradigme et ceci est le secret de sa fascination, qu’une autre de ses forces est de prendre la façon de parler populaire de l’époque et de la convertir en une expression existentielle et qu’elle a su maintenir une base surréaliste, présente dans la poésie cubaine depuis les années 1930.

Adianys González, une philologue récemment diplômée, dont la thèse avait comme thème une facette peu abordée dans l'essai contemporain - le sujet lyrique féminin dans l’œuvre de Lina – a dit que l'humilité est peut-être le plus grand équilibre qui vient du corpus poétique de l'auteur, défendu bec et ongles dans l'apophtegme : « Ne crains pas de ramasser la pierre du chemin. L'humilité est le seul chemin pour transcender ».

Leonardo Sarría a abordé une zone de son œuvre, la critique, résumée en trois volumes. Espacios imaginarios (Espaces imaginaires) a été le texte sélectionné pour se référer à cette écriture vaillante qui rappelle « l’autre logique de Lezama » car « il ne s’agit pas d’énoncer et de juger positivement avec des instruments et des modèles théoriques, mais d’entrer dans le fait artistique en participant, faisant de la critique un espace aussi imaginaire… ».

Lina a mis fin au colloque, visiblement émue et reconnaissante par ses collègues et par la critique qui, selon ses dires « l’explique et dit ce qui se passe avec elle ».

 

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