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Mireya entre le ciel et la terre

Par Pedro de la Hoz
Source Granma 11.10.2016

Mireya Luis
Le livre Entre cielo y tierra–Mireya Luis, d’Oscar Sánchez Serra

Le livre Entre cielo y tierra–Mireya Luis (Entre le ciel et la terre - Mireya Luis), d’Oscar Sánchez Serra (maison d’édition José Martí, 2016), peut être lu de deux façons : l’une, celle des personnes intéressées à recevoir, amplifier et connaître des informations sur l’une des personnalités les plus importantes du sport cubain des cinquante dernières années ; l’autre, celle de ceux qui cherchent les facettes intimes d’une personne, ses forces et ses faiblesses.

Le mérite du livre de notre collègue journaliste réside dans cette dernière façon, prenant ici de la hauteur en tant qu’écrivain. À quelques exceptions près, le traitement biographique des héros cubains du sport est proche du portrait hagiographique, des statistiques et de la description.

Oscar ne s’est pas approché de Mireya depuis une perspective proche à celle que l’anthropologie définit comme une histoire de vie, une méthode de recherche qualitative qui permet au chercheur d’accéder à ce que les personnes croient et reflètent dans la sphère sociale. L’histoire de la vie typique présente la vision de sa propre existence de la part du sujet interviewé.

Mais dans ce cas il révèle, parallèlement et de façon substantielle, le chroniqueur engagé avec la saga autobiographique de la protagoniste et bien au-delà, car le livre, en réalité, possède une résonance chorale, dans le sens qu’il est possible de mesurer l’avant, l’après et le maintenant de Mireya Luis et de ses circonstances.

Dans cet avant, qui l’a toujours accompagné, il y a la famille et à partir de celle-ci, les aléas de la migration haïtienne à Cuba dans les premières décennies du siècle dernier, marquée par l’exploitation économique, la précarité sociale et la discrimination raciale.

L’anxiété du père, Alejandro, pour retourner au pays natal émeut, ainsi que la façon de conserver la langue et la spiritualité comme une source de ses racines dans un Camagüey rural.

Mais une personne émeut encore plus, sa mère Catalina, sans laquelle Mireya n’aurait jamais été Mireya. J’imagine le dilemme d’Oscar en se plongeant dans l’histoire de Mireya, car Catalina, génie et figure, est un livre à part.

Ancre et hélice de la famille, matriarche rigide et compréhensive, la mère de Mireya éblouit par ses gestes et ses prémonitions, ses paroles et sa force de volonté, et cette cosmovision particulière est seulement possible quand on est à mi chemin entre le mythe et la réalité.

Mireya n’est pas aussi ni Mireya sans « le père blanc », Eugenio George, qui a conduit le volley-ball cubain au sommet avec la conquête des titres olympique de Barcelone, d’Atlanta et de Sydney, de quatre coupes du monde, de trois championnats du monde, de deux Grand Prix, de sept titres Panaméricains et de sept d’Amérique Centrale et des Caraïbes.

La sincérité du maître attire l’attention quand il dit à Oscar : « Le jour où nous n’apprenons pas quelque chose ou que nous ne cherchons pas à le faire est un jour qui ne mérite pas d’être vécu. Mireya Luis m’a enseigné chaque jour quelque chose de nouveau, nous avons appris beaucoup avec elle, elle nous a poussé à dessiner des dynamiques qui auraient été très difficile d’établir sans sa présence ».

Mireya ne serait pas ce qu’elle est sans sa sœur Mirta, sans sa famille, sans sa fille Idanaisys, sans ses premiers entraîneurs, sans ses équipières, sans ses amours et ses peines. Les championnats et les médailles vont et viennent, les expériences des défis qu’elle rencontre sur et hors du terrain.

Mais aussi ni sans Los Van Van et Celina González, le piano de Frank Fernandez, les toiles de Zaida, de Choco et de Nelson Domínguez (qui a mis son image sur la couverture d’un livre, superbement illustré par des vignettes de Pedro Méndez), sans l’amour d’Humberto, sans la dette avec Haïti.

Et, par-dessus tout, elle ne serait pas elle sans Fidel, sans l’admiration qu’ils se professent mutuellement, sans les efforts du Commandant, sans l’empreinte des nombreuses conversations entre les deux.

Le poète Miguel Barnet, dans le prologue du livre, a écrit sur le magnétisme irradiant de celle qui est considérée comme l’une des meilleures joueuses de volley-ball de tous les temps.

 

 

Pedro de la Hoz

Par Pedro de la Hoz

Cienfuegos, Cuba, 1953. Periodista y crítico de arte. Periodista del diario Granma, orgáno oficial del Partido Comunista de Cuba. Miembro del capítulo cubano de la red de redes En Defensa de la Humanidad y del Consejo Nacional de la UNEAC. En el 2005 publicó la monografía África en la Revolución Cubana. Forma parte del colectivo de redacción de la enciclopedia on line Terrorismo en las Américas made in USA. Ensayos y artículos suyos han aparecido en publicaciones de Estados Unidos, México, Bolivia, Puestro Rico, España, Alemania y Eslovenia.

 

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