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Les Pasteurs pour la Paix célèbrent l’anniversaire de Fidel au cours de leur périple dans l’île

Par Nuria Barbosa León
Source Granma Internacional 09.08.2016

Gail Walker
Gail Walker, secrétaire exécutive de l’organisation Pasteurs pour la Paix

Gail Walker, secrétaire exécutive de l’organisation Pasteurs pour la Paix, a signalé à la presse que plusieurs activités seront organisées dans plusieurs États des États-Unis, y compris à New York où elle réside, pour rendre hommage au commandant en chef Fidel Castro, à l’occasion de son 90e anniversaire.

« Mon  père éprouvait un grand respect pour Fidel Castro ; il a toujours affirmé qu’il n’y avait aucune contradiction entre la foi et les principes de la Révolution cubaine », a déclaré à La Havane Gail Walker, secrétaire exécutive de l’organisation étasunienne Pasteurs pour la Paix, et fille du révérend Lucius Walker, fondateur des Caravanes de l’Amitié États-Unis/Cuba, qui depuis 1992 effectuent des activités de solidarité envers le peuple cubain. Gail Walker a donné des détails aux médias nationaux et étrangers sur les nombreuses actions prévues pour rendre hommage, dans plusieurs États nord-américains, y compris à New York où elle réside, au commandant en chef à l’occasion de son 90e anniversaire. Parmi ces hommages, elle a cité la pose d’une plaque commémorative à l’hôtel Theresa, dans le quartier de Harlem, où Fidel, alors Premier ministre, fut hébergé lors de sa participation à la 15e Assemblée nationale des Nations unies, en 1960. À l’époque, la délégation cubaine aurait dû être logée à l’hôtel Manhattan, mais l’administration de cet établissement lui refusa l’entrée. En apprenant l’incident, le leader afro-américain Malcom X invita les Cubains à s’héberger dans un hôtel au sud de la ville, où la population leur réserva un accueil très chaleureux, tout en assurant leur protection jour et nuit.« Nous envisageons d’installer une statue de Fidel et de Malcom X ; nous ne pourrons sans doute pas le faire cette année, mais nous y travaillons », a expliqué Gail Walker. « Nous souhaitons montrer au monde l’immense amitié qui unissait ces deux personnalités dans la défense des droits humains. Le 13 août, nous allons célébrer l’anniversaire de Fidel en présentant une exposition de photographies de l’artiste cubain Roberto Chile dans l’une des galeries de New York ; en plusieurs activités sont également prévues en Californie. »

Pour illustrer les liens fraternels qui unissaient son père à Fidel, elle a raconté une anecdote personnelle : lors d’une réunion publique dans l’église Ebenezer, dans la municipalité havanaise de Marianao, Lucius Walker offrit une bible à Fidel, qui déclara en la recevant que ce livre était encore incomplet car il restait à y inscrire de nombreuses pages d’amour et de solidarité, comme les actions menées par la Caravane des Pasteurs pour la Paix..

« Ce fut ma première rencontre avec le leader cubain et elle m’a marquée pour la vie », a souligné Gail, qui a repris la direction de l’organisation en 2010, à la suite du décès de son père. L’organisation des Pasteurs pour la paix fait partie du projet de la Fondation interreligieuse pour l’Organisation communautaire (IFCO pour ses sigles en anglais), fondée en 1988 en réponse à l’intervention des États-Unis dans les affaires intérieures des gouvernements latino-américains, et notamment contre la Révolution sandiniste au Nicaragua. À partir de 1990, les Pasteurs pour la Paix ont mis en place de nombreuses actions de solidarité visant à exiger la levée définitive du criminel blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba depuis plus de 55 ans par les administrations étasuniennes successives, à exiger la restitution du territoire occupé illégalement à Guantanamo, où est installée une base militaire et une prison où sont pratiqués des actes de torture. Par ailleurs, en venant à Cuba, ils bravent les lois migratoires étasuniennes qui interdisent aux citoyens nord-américains de voyager librement à Cuba, et ils encouragent quiconque à effectuer une visite à la Grande Île des Antilles pour connaître la réalité cubaine et les réussites de la Révolution.

Rappelons que les Caravanes de la Paix ont été émaillées d’incidents graves qui ont contraints les participants à faire plusieurs semaines de grève de la faim et des manifestations : lors de la Caravane de 1993, des officiers du Département du Trésor confisquèrent un autobus à la frontière de Laredo, au Texas. Les 13 militants à l’intérieur de ce bus décidèrent d’y rester jusqu’à leur libération et de commencer une grève de la faim qui dura 23 jours. Après une mobilisation internationale dans 20 villes et une manifestation face au Bureau des intérêts nord-américains à La Havane, ils parvinrent à obtenir la restitution du véhicule. Trois ans plus tard, la 6e Caravane, qui transportait 400 ordinateurs destinés à renforcer un réseau d’échanges entre les médecins cubains, fut interceptée à la frontière de San Diego et tout le matériel fut confisqué, une mesure qui provoqua des manifestations des militants et la solidarité internationale. De nouveau, la pression des manifestants obligea les autorités nord-américaines à restituer la cargaison 94 jours plus tard. Gail Walker a signalé que la 27e édition de la Caravane a parcouru 48 villes étasuniennes, en trois itinéraires, et effectué des meetings dans des églises, des centres communautaires et des universités. Lors de ces rencontres, les Pasteurs pour la Paix ont expliqué que le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays n’a pas modifié les objectifs de coloniser Cuba, si bien que les prétentions annexionnistes persistent ainsi que les lois complexes qui sous-tendent le blocus. « Nous avons réunis de jeunes artistes étasuniens et cubains pour qu’ils créent des œuvres littéraires qui expliquent de façon brève et concrète l’impact négatif du blocus et comment les Cubains surmontent les difficultés pour vivre dignement. Nous parlons des lois migratoires qui n’avantagent que les émigrants cubains, notamment la loi connue comme la Loi des « pieds secs-pieds mouillés », à savoir que les Cubains parvenant à poser un pied sur le sol étasunien, quel que soit le moyen d’y parvenir, – les pieds secs –, sont accueillis dans le pays et bénéficient d’avantages migratoires, tandis que ceux qui sont arrêtés en mer – les pieds mouillés – sont renvoyés à Cuba.

« Nous donnons également des informations sur les réussites cubaines dans les secteurs de l’éducation et de la santé publique, ainsi que les différentes façons dont la Révolution a combattu toute discrimination, qu’elle soit raciale, de genre ou de religion », a expliqué Gail Walker. Et d’ajouter que des documents explicatifs ont été remis aux congressistes étasuniens lors de visites dans leur bureau au Capitole à Washington, afin de leur faire comprendre qu’aucune normalisation des relations ne sera possible avant l’élimination de tous ces obstacles. Par ailleurs, des Cubains résidents aux États-Unis se sont joints à la Caravane pour expliquer leur vécu dans un pays soumis à un blocus.

Du 18 au 28 juillet, le groupe composé de 29 Étasuniens, 9 Mexicains, 2 Suédois et un Allemand a effectué un programme de visites de lieux d’intérêt économique, social et culturel à La Havane et dans la province occidentale de Pinar del Rio. Ils ont eu des échanges avec des écrivains et des intellectuels, ainsi qu’avec des membres de la brigade médicale cubaine qui a combattu l’épidémie de l’Ébola en Afrique de l’Ouest et ils ont assisté à la cérémonie de remise de diplôme à l’Université des Sciences médicales de La Havane, où cette année 900 jeunes ont été diplômés en médecine, stomatologie, infirmerie et technologie de la santé.

 

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