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Rubiel García González : « L’AHS est comme une rivière aux eaux toujours renouvelés »

Par Adalys Pérez Suárez
Source CUBARTE 27.07.2016

Depuis la célébration en 2013 du IIe Congrès de l'Association Hermanos Saíz (AHS), Rubiel García González a commencé à prendre du temps à ses projets en tant que designer pour diriger l'organisation qui réunit plus de 3000 jeunes créateurs à Cuba.

Cette année, l'organisation célèbre ses trois décennies d'existence, raison pour laquelle Cubarte a voulu interviewer son président actuel, Rubiel García González.

Quelles sont les principales actions qui se réalisent pour célébrer cet anniversaire ?

Dans la capitale nous profitons maintenant l'espace de la Foire Arte en La Rampa, qui se tient toujours dans notre siège, le Pavillon Cuba. Mais dans tout le pays nous le célébrons également jusqu'au 18 octobre, qui est la date de notre anniversaire.

Depuis le début de ce 2016 ont commencées des Journées qui comprennent tout l'ensemble de notre programmation, les événements qui ont à voir avec l'Association et ceux dans lesquels sont impliqués les jeunes artistes.

Le travail de cette année nous l’avons conçu, surtout, à partir de la participation de chacun de nos artistes à la forme de l’art dans laquelle ils travaillent, en essayant de que cela constitue un hommage à ceux qui ont été des membres de l'Association et qui sont aujourd'hui une référence pour nous.

En ce qui concerne l'été, ne nous négligeons pas le 90e anniversaire de Fidel Castro, notre commandant. Comme nous le faisons chaque année, le propre 13 août nous honorerons les frères Saíz, assassinés à la même date.

Comme d’habitude, nous monterons au Pico Turquino, 30 jeunes créateurs, et nous réaliserons un groupe d'activités communautaires dans les endroits à difficile accès.

Egalement dans les mois d'été, dans les provinces comme Cienfuegos, Camagüey et Guantánamo, qui ont un mouvement communautaire très fort, nous ráliserons les Croisades artistiques-littéraires que nous organisons chaque année.

En outre, nous décernerons la condition de Membre d'honneur et la Distinction pour les 30 années, ce qui constituera un hommage à ces artistes qui ont été des membres de l'Association, à des institutions et certains de nos membres ayant réalisé un travail remarquable au sein de l'organisation et ayant laissé une marque.

Ce sont beaucoup d'activités et, comme je le disais, toutes sont subordonnés à chacune des journées de la programmation et des événements de l’AHS, ainsi qu’à ceux dans lesquels participe l’art jeune.

Le travail que nous avons maintenu, même après le deuxième Congrès, a à voir avec ce but de renforcer la présence de l'art jeune et qu’il ait un impact au moment de former un public, voire de changer les goûts.

Il est également un défi, à partir de la responsabilité des créateurs avec le peuple et avec la programmation qui se développe dans chacun des territoires.

Comment voyez-vous l'Association Hermanos Saiz après trente ans de fondation ?

J'aime toujours dire que l'Association est comme la rivière, où à chaque instant l’eau est nouvelle.

Elle a le défi de continuer à ressembler à ses membres ; mais, bien sûr, elle aussi il a le défi de se repenser constamment pour savoir quel est rôle qui le correspond. Non seulement pour un créateur au moment de proposer son œuvre, sinon au moment de s'engager avec la société. C’est-à-dire, quel est le véritable rôle d'un jeune artiste de notre temps, sur la base de l'engagement que nous avons avec l'avenir du pays.

Fidel l’a bien dit dans le temps le plus dur de la Révolution, que la première chose qu’il fallait sauver c’était la culture. Et nous nous sommes également fait écho de cela.

Cette année marque les 55 anniversaires de Paroles aux Intellectuels et la fondation de l'Union Nationale des Ecrivains et des Artistes de Cuba (UNEAC), et l'Association a rejoint cette célébration parce que nous sommes les héritiers de cette organisation.

Etant critique, je dois dire aussi que nous devons ressembler notre époque. C’est-à-dire, remettre au jour la pensée et continuer à pousser. Je pense qu’être l’avant-garde est aujourd'hui une très grande qualification et cela constitue un défi, plus que tout.

L'Association est volontaire, mais elle est sélective pour y entrer. Toutefois, au cours de ces trente années, elle n'a pas cessé d'être inclusive, elle n'a pas cessé d'être participative parce que même si vous n'êtes pas un membre de l'Association, vous avez toujours un espace dans les Maisons du Jeune Créateur dans les communautés pour présenter votre art et aussi pour être une option plus dans le programme culturel d’un territoire.

Pensez-vous que l'adhésion à l'AHS reste une aspiration pour les jeunes créateurs cubains ?

Je crois que oui. En termes quantitatifs, les propositions pour rejoindre l'organisation sont beaucoup plus que ceux qui s’adhèrent. Comme on dirait, nous avons plus de demande que d'offre. En fin de compte, l'entrée est par la qualité de l’œuvre de l'aspirant. Il n'y a pas de limite numérique pour les nouveaux membres.

Comme l'Association est restée vivante, active, trop belligérante aussi sur les questions qui ont à voir avec la politique culturelle du pays, elle continue d'être nouvelle pour les jeunes. Elle reste une option pour promouvoir leur œuvre et, bien sûr, pour défendre le meilleur de la culture.

Les jeunes voient toujours ce profit dans l'Association et je pense que tel est le défi que nous avons aussi : nous ressembler à ceux qui nous ont précédés en termes d'être utiles à ces jeunes artistes ici à Cuba ».

 

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