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Santiago de Cuba possède une très riche culture

Par Juan Ramón Clares Navarro
Source http://internos.occnet.cu 14.04.2015

Sandra Levinson
Sandra Levinson

Sandra Levinson, présidente exécutive du Centre des Études Cubaines à New York, s’est caractérisée pour ses luttes en faveur d'une amélioration des relations entre Cuba et les États-Unis, prenant l'art non seulement comme une source d'information ou une activité créative, mais aussi comme un pont des émotions entre deux cultures.

Lauréate du plus important prix de la ville de Santiago Cuba en 2004 (la Médaille José Maria Heredia), elle a souligné à plusieurs reprises son admiration pour la culture cubaine et spécifiquement celle de Santiago de Cuba. « Je suis venue ici des dizaines de fois, maintenant que je viens après le passage de l’ouragan Sandy il y a moins d’arbres (rires), mais Santiago est spéciale pour moi ».

Quand êtes-vous venue pour la première fois à Santiago de Cuba ?

Ma première visite remonte à 1969. Je suis revenue plusieurs fois et cela m'a permis d'apprendre beaucoup de la ville. Mais, même ainsi, je sens que je n'ai pas encore eu le temps de voir toute la richesse qu’elle a. Auparavant je n’avais pas vu les projets et la ville qui se construit, c’est pour cette raison que nous croyons qu’il est encore trop tôt pour nous rendre compte de tout ce qui se fait dans les différentes zones de la province.

Si vous aurez plus de temps, quel endroit visiteriez-vous ?

Je veux encore visiter les plantations de café de Santiago et de pouvoir aller dans cette zone si historique quand nous sommes proche du 500e anniversaire de la ville. Cette fois nous avons parcouru seulement La Havane et Santiago. Je voudrais aussi visiter nouvellement d'autres lieux qui ont été restaurés et qui montrent une image différente.

Vous êtes venus à plusieurs reprises avec des groupes…

Cette fois je suis venu avec un groupe très intéressant appartenant à une organisation californienne, The Philanthropy Workshop. C'est une organisation où des personnes ayant fondations, qui désirent faire des dons à des institutions ou à des projets qui aident la société, apprennent à la faire d'une façon qui serve vraiment les intérêts de la communauté.

Parlez nous un peu sur ce voyage

Ce voyage a permis de voir les projets, les difficultés et il a réaffirmé l'intérêt de ces personnes pour aider. Comme nous le savons, les lois des États-Unis empêchent une contribution directe, mais beaucoup de ces personnes proviennent de Chine, d’Angleterre ou de Suède, donc elles n'ont pas les problèmes qu’ont les Étasuniens. C'est aussi un moment qui montre une légère amélioration et nous pensons qu'il y a une chance d'aider Cuba d’une façon plus directe.

Quelles sont les influences de ces nouvelles conditions ?

Nous devons les observer de très près, car il est vrai que l'art est dans une situation un peu plus flexible, il faut rappeler qu'en 1991 nous avons amené le Département du Trésor devant les tribunaux et nous avons gagné la possibilité que tout l'art original cubain puisse entrer aux États-Unis sans problèmes. Malgré cela, beaucoup d'Étasuniens pensaient encore, avant les annonces du 17 décembre, qu’il est illégal d'acheter de l’art à Cuba et de l'amener aux États-Unis.

La mentalité a-t-elle changé après le 17 décembre ?

Maintenant c’est le contraire, avec ces annonces beaucoup de Nord-américains pensent qu'ils peuvent tout faire et, bien sûr, ce n’est pas ainsi car il y a encore le blocus et de nombreuses choses doivent changer dans les relations de entre les États-Unis et Cuba.

À votre avis, quelle répercussion pourrait-il y avoir dans l'art et la culture de Cuba ?

Nous devons penser à une stratégie pour que le rapprochement soit une bomme chose et que nous ne soyons pas une force d'invasion un peu plus subtile pour Cuba. Je n’aimerai pas voir des McDonald´s ou des Starbucks à tous les coins de Cuba.

Comment aimeriez-vous que soit cette approche ?

J’aimerai voir le café Serrano à chaque coin de rue et que Cuba ait plus de possibilités pour que les États-Unis aident avec des infrastructure et des choses dont ont réellement besoin la population et les villes ; je suis très confiante que les Cubains peuvent tirer parti des ouvertures pour faire ce qu'ils veulent, mais je voudrais qu’elles soient cubaines. Les amis et le tourisme seraient parfaits, mais pas que ces « petites choses » transforment une culture qui est spéciale.

 

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