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Yusa: « L’arrivée en Argentina a fermé un cycle »

Par Lourdes Elena García Bereau
Source CUBARTE 24.07.2015

Yusa
Yusa

Depuis près de deux ans elle nous manquait dans l’Île. Occupée par des activités liées à la production et à la réalisation de plusieurs disques en Argentine, la chanteuse, compositrice et tresera cubaine Yusa Mar, est de retour ces jours-ci à La Havane, afin de participer dans l’événement  AM/PM L’Amérique pour sa musique, ainsi que pour réaliser quelques concerts spéciaux.

Notre curiosité sur ses plus récentes créations dans ce pays d’Amérique du Sud, a été une raison suffisante pour que Cubarte s´empare d´à peine quelques minutes de sa journée. Dans l’actualité, Yusa considère l’Argentine comme son deuxième patrie, et le fait de connaître ses liens sentimentaux avec cette nation devient une motivation indispensable afin de comprendre l’artiste d’aujourd’hui.

L’Argentine dans la musique de Yusa. Que signifie – t – il cela, combien cela apporte ?

Ma carrière a toujours été caractérisée par le fait d’avoir été en contact avec des artistes d’autres pays. Les voyages ont toujours fait partie de mon quotidien, de mon train-train et en ce moment l’Argentine est en peu ma base d’opérations, là- bas je travaille beaucoup, je produis et je participe à des projets très beaux.

Je suis la même Yusa que d’habitude, mais je crois que l’arrivée en Argentine a fermé un cycle de mon histoire. J’avais toujours fait des tournées au Japon, en Europe, etc. mais le marché latino américain était un marché que je n’avais pas encore découvert, et ce bonheur m’est arrivé grâce à Santiago Feliú, qu’en décembre 2008 m’a emmenée pour la première fois dans ce pays.

Je ne savais pas que j’avais un public là-bas. Certains me connaissaient grâce à mon lauréat CD-DVD In cité en Paris, enregistré par le Trio Planetario (Yusa + le Brésilien Lenine + l’Argentin Ramiro Mussoto) et après mes premiers concerts sur place, j’ai senti qu´un lien réel me liait à  l’Argentine.

Tout d´abord, il s’agit d’un pays dont je ne viens pas de  faire sa connaissance maintenant, j’ai grandi avec sa musique et en arrivant, j’ai retrouvé un monde de sons et de racines qui m’étaient familiers. Le fait de travailler avec des musiciens de différentes générations m’a produit l’effet d’un voyage chronologique vers les racines sonores de l’Argentine dans moi-même.

De ce pays sont arrivés deux nouveaux disques. Quel élément définit Vivo et Libro de cabecera en tardes de Café ?

Durant mon séjour sont sortis deux albums. Vivo a été enregistré dans l’un de clubs de jazz de plus importants de là-bas, le Café Vinilo, et que justement a crée le label Vinilo Producciones. Cette première tentative a aboutit dans un album très joli avec des invités spéciaux. Cette sorte d´échange entre amis a recueilli un peu de nouveautés que j’étais en train de faire en Argentine et à cette occasion j’ai partagé avec des personnalités telles Liliana Herrero, qui possède une forte influence du rock du littoral ainsi qu’avec le duo Tonolec qui récupère les cultures originaires et travaille dans la mixité de chants.

Après cela est arrivé Libro de cabecera en tardes de Café, le premier phonogramme  qu´a inauguré mon label Yusa Records. La première chose à dire sur cela c´est que si je n’étais pas allée à ce pays sud- américain, ce label n’existerait pas, car justement ce disque est lié avec ma présence là-bas et mon regard en tant que Cubaine. A partir de ce moment, ma carrière a marqué un tournant dans son évolution pour repartir vers un autre endroit, il s’agit d’un CD qui possède ma sonorité d’aujourd’hui.

Sur quels projets tu travailles en ce moment ?

Je suis en train de travailler sur un nouveau matériel autour des poèmes de l’étape de la dictature en Argentine. En ce moment j’ai environ une sélection de cinquante poèmes pour les mettre en musique et en faire la production. Ce que me lie à ce projet, c´est l’intention de prendre partie dans l’histoire de ce pays, d’aider et d’apporter un peu plus à la diffusion de ce terrible événement, que dans le cas d’Argentine a coûté la vie de 30 mille personnes.

Ces histoires étant étouffées, jusqu’à ce qu´on commence à rouvrir les procès il y a quelques années, et j’ai été invitée à prendre part dans cette initiative afin de montrer un regard extérieur sur le processus. Pour moi, le fait d’avoir été choisie est devenu un honneur, car j’ai appris davantage sur le besoin que nous avons d’une Amérique latine unifiée.

Nous allons raconter des histoires, mettre de la mélodie sur les voix et les poésies de ceux si nombreux qu´ ont été forcés de se taire, et nous allons le faire avec un disque très compacte, avec des motifs chantés et d’autres plutôt récités. Pour ce phonogramme nous allons également faire appel à des artistes tels Liliana Herrero, Cecilia Zabala, Verónica Condomí et l’Orquesta Típica Fernández Fierro.

De retour à La Havane, des concerts en vue ?

J’ai hâte de jouer à Cuba. Il y a deux ans environ que je n’arrivais à me produire ici, car à chaque fois que je venais, ma visite était compliquée du fait des projets de production et d’enregistrement. Mais cette fois-ci je viens de faire  un concert très beau à la Fábrica de Arte Cubano. J’envisage aussi d’inviter des amis d’Interactivo et d’autres groupes qui m’accompagnent. Celui- là a été un concert pour dévoiler la Yusa d’aujourd’hui, avec les nouveaux

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