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Fidel, bolivarien et martiano (II et final)

Par Ángel Guerra Cabrera
Source CUBARTE 10.08.2016

Fidel Castro  Hugo Chavez
Fidel Castro et Hugo Chavez

Fidel a reçu chaleureusement Hugo Chávez à Cuba, 9 mois après être sorti de prison et 4 ans avant qu’il arrive à la présidence du Venezuela, une occasion ayant impressionnée très favorablement le leader cubain, qui a exprimé. L’ascension de Chávez à la tête de l’Exécutif (1999) est restée comme un symbole du recul qu’expérimentaient les successives politiques néolibérales dans plusieurs pays de notre Amérique et de l’élan qui prendrait sa marche vers l’unité et l’intégration dans l’époque qui s’ouvrait.

La résistance prolongée de Cuba face au blocus redoublé et au terrorisme après l’effondrement de l’URSS, avec la lucide direction de Fidel et Raul, a permis, quand Hugo Chávez a assumé le gouvernement, que les ressources humaines, politiques et matérielles des deux pays se joignent. Aux énormes énergies révolutionnaires qu’accumulait déjà le chavisme, le pétrole vénézuélien converti maintenant en source de justice sociale interne, de solidarité internationale et de positionnement géopolitique, se somment le développement de la médecine et de l’éducation et l’expérience anti-impérialiste et socialiste de Cuba, unis au génie stratégique et tactique de Fidel et Chavez, ce qui rendrait possible de donner une grande impulsion aux processus de changement qui commenceraient bientôt a avoir lieu dans plusieurs pays latino-caribéens.

Dès leur première rencontre, l’échange des opinions, les projets conjoints, les premiers résultats atteints par les entreprises menées entre les deux hommes ont forgé une étroite et solide amitié qui a déjà été enregistrée dans ce travail avec les paroles précises du chef de la Révolution Cubaine.

Hugo Chávez a été le seul chef d’état qui a exprimé son rejet à l’ALCA, lors du Sommet des Amériques à Québec, Canada (2001), une raison suffisante, bien qu’il y avait d’autres et très puissantes, pour que les États-Unis encouragent le coup d’État du 11 avril 2002.

Les suggestions et les actions de Fidel, quand Hugo Chávez était encore à Miraflores et qu’il n’était pas aux mains des putschistes, et lors des heures qui ont suivies, ont été très importantes pour la déroute fulminante du coup d’état, ainsi que le courage et la verticalité du Vénézuélien et de ses collaborateurs et de réponse décisive et énergique de masses et de militaires bolivariens. Ceci a aussi rendu propice l’extension et l’approfondissement des programmes sociaux lancés par la Révolution Bolivarienne, avec le concours de plusieurs dizaines de milliers de médecins et de professionnels cubains en éducation et dans d’autres spécialités.

Je me souviens clairement de l’enthousiasme avec lequel Fidel a montré, à un groupe d’amis mexicains dont je faisait partie, les premières cassettes de la méthode d’alphabétisation « Yo sí puedo » destinées au Venezuela, avec lesquelles a été éradiqué l’analphabétisme dans ce pays, ainsi qu’en Bolivie, au Nicaragua, dans de grandes zones de l’Équateur et qui continue à être appliquer dans d’autres comme le Mexique, l’Argentine, plusieurs pays d’Afrique et en Nouvelle Zélande. Sans imaginer que la méthode serait primée par l’UNESCO en 2006, le Commandant nous a parlé avec rêverie des énormes potentiels de l’alphabétisation quant à la transformation de l’être humain.

La méthode « Yo sí puedo » a encouragé  la réalisation de l’Opération Miracle, grâce à laquelle, avec les efforts conjoints de Cuba et du Venezuela, près de 4 millions de personnes ayant de faibles revenus en Amérique Latine et dans les Caraïbes ont pu être opérées de la vue.

En 2004, Fidel et Chavez ont constitué l’ALBA, qui regroupe aujourd'hui 12 Etats, complémenté par PETROCARIBE. En 2005 a eu lieu la déroute de l’ALCA lors du Sommet des Amériques à Mar del Plata, Argentine, grâce à une étroite coordination entre Kirchner, Chávez et Lula, avec l’encouragement et le soutien de Fidel depuis les préparatifs de cette bataille.

Evo Morales n’avait pas encore atteint la présidence et il a participé, avec Maradona et d’autres dirigeants de mouvements sociaux, à la grande mobilisation dans la rue. Un an plus tard son élection a secoué « l’ordre insoutenable imposé par les États-Unis », selon le leader cubain.

L’installation de gouvernements de gauche et progressistes en Uruguay, au Honduras, au Nicaragua, en Equateur, au Paraguay, et à El Salvador, dans la chaleur des luttes populaires que Fidel avait prédit, ont stimulé l’émergence d’inédit efforts d’intégration tels que l’UNASUR et la CELAC, ayant l’esprit de Bolivar, de San Martín et de Martí.

Tout ceci souligne le rôle déterminant joué par la résistance de Cuba et le leadership, pas seulement national, mais latino-américain et international de Fidel, qui a toujours plaidé pour le développement autonome, l’anti-impérialisme et l’unité de notre Amérique.

 

 

 

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