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La fête d`Alicia Alonso

Par José Lezama Lima
Source Lettres de Cuba 21.12.2015

Alicia Alonso
Alicia Alonso

Rappelons- nous la phrase de Nietzsche sur Goethe, une des plus belles éloges qui ont été dites : Il aurait pu être présent le jour de la création du monde. De manière égale nous pouvons dire que le jour de ses débuts, dans son enfance ou lors de ses années adultes, Alicia Alonso aurait pu danser entre les brasiers et les premières aurores, car son art se situe entre toutes les possibilités de futur et la fête incomparable des inaugurations au bord de la mer. Son paradoxe, résolu dans une indéniable dimension de profondeur, consiste en ce que la fondation et les secrets qui lui ont été remis au défi du devenir s'unissent en elle.

Comme Isadora Duncan, Alicia Alonso peut lâcher ses troupes de danses sur la place de la Cathédrale et sur celle de la Révolution, car en réalité ce qu'elle danse est notre histoire par rapport à l'histoire universelle. Le plus subtil et profond de notre histoire s’éclaire avec son art incomparable. Comme tout grand artiste, ce qu'elle résout et pose est l'histoire immédiate en fonction de l'histoire idéale, archétypique, lointaine, mais possédée dans sa racine secrète.                  

Un mouvement parfait du corps dans les tourbillons du temps, une rotation dans l'intensité parfaitement réalisée, thésaurisent les moments historiques qui paraissaient indéchiffrables. Si elle danse une œuvre du XVIIIème siècle, elle nous résout les vitraux d’Amelia Peláez. Quand elle nous offre une œuvre de racine dionysiaque de Stravinsky, il nous semble que l’on entend certains des grands discours de la tradition révolutionnaire. Son œuvre résout ainsi un contrepoint idéal entre l’abstrait et l’historique, entre ce qui nous semble s’appuyer sur l'événement et ce qui offre l'étincelle immédiate. Nous aimons la contempler dans cette vision créative, commençant à danser depuis les débuts de notre histoire, participant à ses moments les plus forts et dans le plus noble de sa substance. La voir depuis les débuts de notre histoire en dansant sans fin…

Par José Lezama Lima

Nace en La Habana, el 19 de diciembre de 1910 y muere en esa ciudad, el 9 de agosto de 1976. Considerado uno de los más importantes escritores de la lengua española en el siglo XX.

La aparición del poema “Muerte de Narciso” significó un hito en el contexto literario cubano por lo renovador de su propuesta formal y conceptual. Luego de este poema surgieron otros, recogidos en los libros Enemigo Rumor, Aventuras Sigilosas, La fijeza, Dador, Fragmentos a su Imán y otras publicaciones aparecidas antes y después de su muerte; las novelas Paradiso y Oppiano Licario (quedó inconclusa con su muerte); un conjunto de 103 escritos entre ensayos, crónicas y otros trabajos publicados en los libros: Analecta del Reloj, La Expresión Americana, Tratados de La Habana, La Cantidad Hechizada; sus cuentos “Fugados”, “El Patio Morado”, “Para un Final Presto”, “Juego de las Decapitaciones” y “Cangrejos, Golondrinas”, publicados anteriormente en revistas y antologías, fueron reunidos, por primera vez, en 1987.

Colaboró en las revistas Verbum, Espuela de Plata, Nadie Parecía, Lunes de Revolución, La Gaceta de Cuba, El Caimán Barbudo, Casa de las Américas, Cuba Internacional y fundó Orígenes, el empeño más fructífero de cuantos emprendió en la labor editorial. En ella aparecieron trabajos de figuras de la talla de Juan Ramón Jiménez, María Zambrano, Wallace Steavens, T.S. Elliot, además de escritores del patio cuya obra se consolidaba y cobraba vigor en esos años: Eliseo Diego, Cintio Vitier, Fina García Marruz, Lorenzo García Vega, Angel Gaztelu, Virgilio Piñera.

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