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L'UNEAC dans la Mémoire

Par Pablo Armando Fernández Pérez
Source Lettres de Cuba 22.08.2016

UNEAC
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Recourir à la mémoire, qui fixe généralement des points révélateurs, est une tâche de difficiles rapprochements. Où et quand s’origine le quid qui nous convoque ?

Le but d'unir Lunes de Revolución et Hoy Domingo, les suppléments littéraires des journaux Revolución et Hoy, quelque chose lancé par des personnes qui s’occupaient de diriger la culture durant ces années, nous réunissait. De ces rencontres est apparue une invitation en Union Soviétique pour Carlos Franqui et Guillermo Cabrera Infante, les directeurs du journal Revolución et du supplément littéraire, et une autre en Chine, qui m'incluait, alors que j'exerçais la charge de sous-directeur de Lunes. Ce voyage s’est étendu vers l'URSS.

En novembre de cette année 1960, à notre retour, on nous a communiqué que la Direction de la Culture et le Conseil National Culturel organisaient le Premier Congrès National des Écrivains et des Artistes cubains. C'était déjà dans les commentaires que l'Union des Écrivains et des Artistes de Cuba apparaîtrait d'un tel événement.

On m’a personnellement fait savoir que je serai responsable de l'organisation dans l'exécutif du Comité Gestionnaire du Congrès. Je n'oublie pas le moment où Nicolás Guillén m’a remis la clé de la porte principale d'une demeure de la rue 17, à l’angle de la rue G, dans le quartier havanais du Vedado. Mon entré dans cette résidence, mon parcours dans les pièces splendidement meublées, gardant la somptuosité d'un passé récent et qui recevrait nos écrivains et nos artistes, est sans doute un moment persistant dans mes souvenirs.

J’ai compté l'assistance de deux jeunes durant les mois de travail d’organisation : Rolando López del Amo et Jorge Hart Dávalos, ceux qui ont contribué à la réalisation de travaux avec un intense dévouement. À la fin du Congrès, l'UNEAC a formé son Comité Directeur. Ma mémoire persiste à récupérer  mon impression en constatant qu'après des mois d’intense travail, et conscient que Lunes disparaîtrait, on ne m'avait pas destiné une charge dans notre nouvelle institution. La porte ouverte pour les créateurs de trois générations dans un pays en lutte pour récupérer son visage et sa voix, était la réponse qui satisfaisait à plénitude mon esprit et mon cœur.

Il faut affirmer que je maintenais présent une chose que j'avais entendu des lèvres de Nazim Hikmet : « Parfois, l’homme se trompe dans l'action, inévitablement : se tromper n'est pas une disgrâce, mais répéter des erreurs est une idiotie. » L'UNEAC a maintenu un programme de télévision actif que Lunes a commencé, où j'écrivais le scénario et je présentais des personnalités de notre culture et des invités internationaux.

À un moment de célébration comme celui qui nous convoque avec la porte ouverte dans quatorze provinces et leurs communes, ignorer les erreurs peut nous soumettre aux lamentables « idioties » souffertes pendant la décennie obscure. Je dois étayer que notre père spirituel, le Poète National Nicolás Guillén, après cette période sordide des années soixante-dix, a accueilli ceux qui l'on avait fermé la porte lors de cette décennie.

En 1987 Lisandro Otero, à la charge de la présidence de l'UNEAC m'a proposé la direction de la revue Unión, une responsabilité que j'ai acceptée et que j’ai maintenue jusqu'en 1994.

Nous sommes ici dans le jardin, dans la Salle Martínez Villena, dans l’Hurón Azul, dans la Galerie Manuela, lors des célébrations amicales à l’occasion d’un anniversaire ou d’une commémoration à fin de distinguer ses membres.  La participation aux événements internationaux : le Festival International de Poésie,  la Foire du Livre, le Festival du Cinéma Latino-américain, la Biennale Wifredo Lam,  le  Prix Casa de las Américas, est une façon de maintenir aussi la porte ouverte. Cette porte qui nous reçoit et nous accueille en défense des principes et des idéals qui nous fraternisent, notre Révolution Cubaine.

Traduit par Alain de Cullant

Pablo Armando Fernández Pérez

Par Pablo Armando Fernández Pérez

Nació en el Central Delicias, en el Oriente de Cuba, el 2 de marzo de l930. Cursó la primera enseñanza en su pueblo natal y el bachillerato en Cuba y en Estados Unidos. Después, siguió cursos en la Universidad de Columbia (Nueva York). Residió en Estados Unidos desde l945 hasta l959. En Cuba, fue subdirector de Lunes de Revolución y secretario de redacción de la revista Casa de las Américas, jefe de publicaciones de la Comisión Nacional de Cuba en la UNESCO, miembro del Consejo Editorial de la Academia de Ciencias de Cuba y secretario del Centro Cubano del PEN Club Internacional. Director de la revista Unión. Es miembro de número de la Academia Cubana de la Lengua y correspondiente de la Real Academia de la Lengua.

Poeta, novelista, ensayista, autor teatral y traductor de la poesía anglosajona, ha publicado las novelas: Los niños se despiden, El vientre del pez, Otro golpe de dados y el libro de cuentos El talismán y otras evocaciones. Entre sus poemarios se encuentran: Salterio y Lamentación, Nuevos Poemas, Toda la poesía, Toda la poesía, Himnos, Libro de los héroes, Un sitio permanente, Suite para Maruja, Aprendiendo a morir, Campo de amor y de batalla, El sueño, la razón, Ronda de encantamiento, Nocturno en San Cugat, Learning to die, Libro de la vida, Acque erranti, Sassari, En otra estrella, De Piedras y Palabras, El pequeño cuaderno de Manila Hartman y es autor del ensayo: De memorias y anhelos.

Ha obtenido premios y menciones en concursos como el Premio Literario Casa de las Américas y obtuvo el accésit al premio Adonais Premio de la Crítica. Ha participado como Jurado del Premio Casa de las Américas, del Festival de Cine Latinoamericano de La Habana y en el del Premio Miguel de Cervantes (1992). Ha viajado por países de Europa, Asia, África, América y Australia, asistiendo a numerosos encuentros de escritores y ferias del libro. Su labor académica, como conferencista, lo ha conducido a decenas de las más reconocidas universidades de Estados Unidos. Ha disertado también en universidades de Canadá, México, Panamá, Venezuela, Colombia, Puerto Rico, Barbados y República Dominicana. Una labor similar ha realizado en países de Europa y de Asia, distinguiéndose por su trabajo en Gran Bretaña, donde durante tres años fue Consejero Cultural. Su trabajo como conferenciante se extendió, además, a España, Italia, Francia, Yugoslavia, Grecia, Suecia, Finlandia, Islandia, Dinamarca, así como a África, Asia y Australia.

Ha sido condecorado con la Distinción por la Cultura Nacional, la medalla Raúl Gómez García y la réplica del machete del Generalísimo Máximo Gómez, la medalla José María Heredia, El Hacha y el Escudo de Holguín, la conmemorativa por la fundación de la ciudad de Las Tunas, la medalla Mayor General Serafín Sánchez, de Sancti Spíritus, otorgadas por el Gobierno y el Partido de dichas provincias, y las medallas de la Jornada Cucalambeana y Paco Cabrera, en Las Tunas, así como condecoraciones de las ciudades de Málaga en España y Venecia, S.Giulinho Terini en Pisa, Génova y Savona en Italia. En la actualidad labora como director de la Editorial de la Casa de las Américas.Ostenta la Medalla Alejo Carpentier y la Orden Félix Varela.

Premio de la Crítica Literaria por:
Campo de amor y de batalla, 1983.
El talismán y otras evocaciones, 1995

 

 

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