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Martí croît

Par Pedro Pablo Rodríguez
Source CUBARTE 24.02.2016

José Martí
José Martí

Il n'y a aucun doute que José Martí, après sa mort en combat, a vécu une croissance soutenue dans l'intérêt et l'attention de nombreuses personnes et de divers peuples. Il a été un symbole de la nation pour les Cubains au long du XXe siècle, le leader de notre histoire pour l'indépendance, une référence obligée des lettres en langue espagnole, et dans la seconde moitié de ce siècle, avec la Révolution Cubaine, on a vu naître un renforcement de son image comme le révolutionnaire modèle de son temps, le précoce anti-impérialiste, le latino américaniste partisan de Bolivar.

Au cours de son long séjour à New York, les secteurs illustrés de notre Amérique ont suivi ses chroniques sur les États-Unis, c’est pour cette raison que son statut de journaliste était bien connu entre eux et souvent publiquement admiré. L’œuvre poétique de José Martí a acquis une importante dimension parmi les spécialistes des lettres hispaniques dès le début du XXe siècle. Certains de ses poèmes ont figuré dans les livres scolaires de plusieurs pays hispano-américains, musicalisés quelque fois et souvent mémorisés. Et, bien que minoritaires, il a eu aussi des spécialistes et des admirateurs de son œuvre dans divers pays d’Europe et aux États-Unis. José Martí n'était donc pas méconnu dans et hors Cuba avant 1959.

La Révolution au pouvoir a renforcé la présence martiana à Cuba et dans le monde en souscrivant ses idées et en promouvant son œuvre au moyen de grands tirages de tout type. Des cultures et des peuples très différents se sont intéressés depuis lors à la personnalité du Maître, à un tel point que nous avons maintenant des éditions de ses écrits et du travail d’importants spécialistes de presque toutes les nations d'Europe, du monde arabe et islamique et de pays ayant une nombreuses populations et des cultures très anciennes comme l'Inde, la Chine, le Japon et le Viêt-Nam. Il n’y a aucun doute que José Martí est un homme universel aujourd'hui.

C'est pourquoi les résultats de la deuxième Conférence Internationale « Avec tous et pour le bien de tous » ne sont pas surprenants. Un événement convoqué par l’Oficina del Programa Martiano, et parrainé par le Centro de Estudios Martianos et la Société Culturelle José Martí, en plus du soutien de l'Unesco, qui s'est tenue à La Havane du 25 au 28 janvier.

Avec un vaste agenda désireux de promouvoir les échanges d'expériences, la réponse des participants en termes de quantité et de diversité des nationalités a été un signe des notables présences et influences de José Martí dans la vie contemporaine. Plus de 700 participants provenant de 51 pays l’ont mis en évidence. Toutefois, il ne s’agit pas seulement de ces quantités, mais aussi des sujets abordés. Ils se sont référés aux grands problèmes de l'humanité contemporaine qui peuvent se résumer dans la crise de la civilisation dans laquelle le capitalisme a plongé l'humanité et la planète, qui n’est pas seulement économique, politique, d'innombrables aspects sociaux tels que l’énorme croissance de la richesse chaque fois en moins de mains, mais aussi des idées, des valeurs, des projets.

Il ne s’agissait pas qu’il y ait, parmi les participants à la Conférence à l’occasion du 163e anniversaire de la naissance de José Martí, une uniformité des intérêts représentés, des critères ou des idéologies. Les diverses cultures, religions, philosophies, postures, classes sociales se sont rencontrées dans la réunion. Une grande partie du public était composée d’universitaires se dédiant à l'examen de l’œuvre de José Martí, bien qu'il y avait, et ayant une carrière très remarquable. La chose importante est que, d’une façon ou d’une autre, ils se sentaient appelés par la parole martiana pour affronter les questions qui les préoccupent.

Ce n'est pas une simple coïncidence, ni même la préoccupation marquée chez la grande majorité par les aspects les plus variés de l’appelé crise civilisatrice. Le fait est que José Martí se convertisse de plus en plus en une référence nécessaire pour assumer une indispensable perspective critique, pour le plus grand bien de l'homme, comme le signalait le Maître quant au but de la guerre commencée à Cuba, le 24 février 1895, contre le pouvoir colonial. Son grand projet de libération pour Cuba et notre Amérique, et pour toute l'humanité moderne - comme il le disait – la profonde éthique humaniste de sa pensée et de son action, sa foi dans la capacité d'amélioration des personnes et dans l'utilité de la vertu soutenue dans une compréhension très réaliste de combien faillible est l'être humain et de combien peut devenir bestiale la condition de notre espèce, sont des facteurs qui expliquent l'attrait actuel de ses idées et de sa conduite.

L'homme le plus pur de la race, comme le décrivait un grand nombre de ses admirateurs - faisant allusion à son lignage latino-américain, sans l'ombre du racisme en employant le mot race -, démontre que la grande poétesse chilienne Gabriela Mistral ne se trompait pas en le considérant comme une mine inépuisable. Les deux piliers fondamentaux de sa raison d’être, l'éthique de service humain et son affiliation avec les pauvres de la terre où qu’ils se trouvent, sont peut-être les raisons de cette durabilité de José Martí, qui croît de jour en jour.

C’est pour cette raison que sa devise pour la République de Cuba qu’il voulait établir était « Avec tous et pour le bien de tous », et c'était le moyen de libérer la colonie avec peu et pour le bien de très peu, est devenue la synthèse intelligente et valide pour la lutte d’aujourd'hui pour un monde meilleur, il faut qu’il soit possible, comme l’a tenté le Maître. Les organisateurs de la conférence l’ont bien fait en se valant de sa phrase, inclusive et à la fois porteuse de la nécessité de changement pour le bien de tous et non pour quelques-uns, qui nous mènent stupidement vers l'abîme comme espèce.

La Déclaration Finale du Conseil Mondial du Projet José Martí de Solidarité Internationale, qui a terminé la 2e Conférence Internationale « Avec tous et pour le bien de tous », exhorte les gouverneurs, les parlementaires, la société civile, la communauté dans son ensemble et en particulier les jeunes, à affronter obligatoirement les grands problèmes de notre temps. Ce document appelle également a être conscient que, pour la première fois dans l'histoire, on peut atteindre un point de non retour quant aux questions sociales et environnementales qui affecteraient irréversiblement la vitalité de la Terre.

Les formidables rappels de Frey Betto dans la rencontre pour intégrer les valeurs de l'éthique martiana sont aussi valides, ainsi que l’appel de Pepe Mujica pour l'humilité, le réalisme et l’action pour les majorités qu’il faut caractériser chez ceux qui se considèrent comme révolutionnaires. La Conférence vaut pour ceux qui se dédient à l’étude de l’œuvre de José Martí et qui réitèrent l’importance de ce travail et le sens du service qui les président, elle vaut aussi pour que chacun se sentant attiré par l'écriture du Maître fasse vote de foi et de conscience de sa grande entreprise de libérer l’homme, et pour l’ajuster dans sa propres société à un mode de vie contre les oppressions, les discriminations et les violences.

Dans tous les lieux du monde, dans toutes les sociétés, dans toutes les cultures, il faut travailler avec tous et pour le bien de tous, pour le plus grand bien de l'homme, pour l'équilibre du monde et pour la véritable liberté pour tous.

Pedro Pablo Rodríguez

Par Pedro Pablo Rodríguez

Pedro Pablo Rodríguez López (La Habana, 29 de junio de 1946)

Historiador y periodista. Director general, en el Centro de Estudios Martianos, de las Obras completas, edición crítica de José Martí, de la que ya se han impreso 24 tomos.Doctor en Ciencias Históricas.Miembro efectivo de la Academia de Ciencias de Cuba de 2000 a 2006 y académico de mérito electo en 2006.Miembro de número y secretario de la Academia de la Historia de Cuba, desde 2010 hasta 2015. Actualmente vicepresidente de la Academia de la Historia de Cuba.Investigador titular del Centro de Estudios Martianos.Profesor auxiliar de la Universidad de La Habana y profesor titular adjunto del Instituto Superior Pedagógico Enrique José Varona, de La Habana.Miembro del Tribunal Nacional de categorías científicas

Miembro del Tribunal Nacional de grados científicos (Historia).

Ha investigado y publicado acerca de diversos temas de historia y pensamiento cubano, en particular acerca del movimiento patriótico durante el siglo XIX, la vida y la obra de José Martí, la vida de Máximo Gómez, el pensamiento económico cubano y las relaciones Cuba-Estados Unidos.

Ha publicado numerosos artículos y ensayos en publicaciones periódicas cubanas y extranjeras como, entre otras, Pensamiento Crítico, Anuario Martiano, Anuario del Centro de Estudios Martianos, Casa de las Américas, Temas, Debates Americanos, Contracorriente, Anales del Caribe, Universidad de La Habana, Economía y Desarrollo, Revista de la Biblioteca Nacional José MartíCuadernos de Nuestra América, Revista Cubana de Ciencias Sociales, Revolución y Cultura, Islas, Santiago, Honda, Caminos, Index, Sic, Áncora, Revista del Vigía, Antena, Contracorriente, Honda, SIC, Antenas, Áncora, América Nuestra, Cuba SocialistaCuadernos Americanos (México), Chac Mool (México), Tareas (Panamá), Revista Cultural Lotería (Panamá), Actual (Venezuela), Concordia (Alemania), Nuevo Humanismo (Costa Rica), América Libre (Argentina), La Torre, Hómines y Exégesis (Puerto Rico), Nuestra América. Revista di analisi socio-politica e culturale sull’America Latina (Italia), Cuban Studies (Estados Unidos), Cultura de Guatemala, La Nueva Revista Venezolana, A plena voz. Revista cultural de Venezuela, Ko’eyú Latinoamericano. Revista de análisis político-cultural (Venezuela), Tierra firme y La Nueva Revista Venezolana (Venezuela, Nuestra América. Revista di analisi socio-politica e culturale sull’America Latina (Italia),  y Anuario de la cátedra Juan Bosch de la Universidad de La Habana.

Ha publicado, entre otros, los siguientes libros: Antología del pensamiento revolucionario Cubano (1970, coautor), La primera invasión (1987), El despliegue de un conflicto (La política norteamericana hacia Cuba entre 1959 y 1961) (1996), dos capítulos dentro del tomo 2 de la obra colectiva Historia de Cuba, a cargo del Instituto de Historia de Cuba (1997), Enrique José Varona, política y sociedad (1999, coautor), De las dos Américas (2002, Premio de la crítica en 2003), El periodismo como misión (compilación de estudios acerca del periodismo de José Martí, 2003, 2ª. Edición ampliada, 2012).

Ha publicado varios textos de Martí en edición crítica, el último de ellos En los Estados Unidos; periodismo de 1881 a 1892, contentivo de las crónicas norteamericanas de Martí para la colección Archivos de la UNESCO, en condición de coordinador con Roberto Fernández Retamar.

En el año 2013 aparecieron, entre otros, estos títulos suyos: Al sol voy. Atisbos a la política martiana; De todas partes. Perfiles de José Martí; Un caudillo útil. San Martín en José Martí; Pensar, prever, servir. El ideario de José Martí; Ensayos de mi mundo; y Nación e independencia económica, La primera invasion, (segunda edición); Hacia Cuba libre; Diálogo con los tiempos; y Un caudillo útil. José de San Martin en Martí.

Ha participado en numerosos eventos científicos en Cuba y en el extranjero y ha impartido cursos de pregrado, diplomado, maestría y doctorado sobre Filosofía, Pensamiento Cubano, Historia de Cuba, Pensamiento Económico Cubano y diversos cursos monográficos acerca de la vida y la obra de José Martí en universidades cubanas y de Estados Unidos, Canadá, Francia, España, Alemania, Suecia, México, Guatemala, Honduras, Costa Rica, Panamá, Colombia, Venezuela, Ecuador, Chile, Uruguay, Argentina, Paraguay, Brasil  y República Dominicana.

Ha participado como ponente en más de 150 eventos científicos nacionales e internacionales.

DISTINCIONES Y CONDECORACIONES RECIBIDAS.

Medalla de la alfabetización. (22 de diciembre de 1986).

Premio Abril de la UJC, 1994.

Distinción Por la Cultura Nacional (21 de marzo de 1996).

Premio Ramiro Guerra otorgado por la Unión de Historiadores de Cuba a la mejor obra de tema histórico publicada en el año por Historia de Cuba, tomo II, Las luchas por la independencia nacional y las transformaciones estructurales: 1868-1898 (coautor).  La Habana, 1996.

Distinción Raúl Gómez García del Sindicato de la Cultura (2000).

Medalla Alejo Carpentier (19 de julio de 2003).

Orden Carlos J. Finlay. (11 de enero de 2005).

Premio martiano de la crítica Emilio Roig de Leuchsenring por el artículo “Nuestra América de José Martí, hacia el futuro”, 2007.

Premio Félix Varela de la Sociedad Económica de Amigos del País por la obra en las ciencias sociales. La Habana, enero de 2009.

Premio Nacional de Ciencias Sociales y Humanísticas, 2009.

Distinción La utilidad de la virtud, otorgada por la Sociedad Cultural José Martí, 2010.

Distinción Pensar es servir, otorgada por el Centro de Estudios Martianos, 2010.

Premio Nacional de Historia, 2010.

Premio de la Academia de Ciencias de Cuba por los resultados obtenidos con la edición crítica de las Obras completas de José Martí, 2010.

Premio Especial del  Ministerio de Ciencias, Tecnología y Medio Ambiente al resultado de mayor relevancia por su impacto social, 2010.

Distinción Juan Marinello Vidaurreta, entregada por la Universidad de Ciencias Pedagógicas Juan Marinello, de Matanzas, 2012.

Reconocimiento  La Gitana Tropical, de la Dirección provincial de Cultura de La Habana, 2012.

Premio a la dignidad, otorgado por la Unión de Periodistas de Cuba (UPEC). (2012).

Se le dedicó la Feria Internacional del Libro de Cuba, 2013.

Premio Nacional de Ciencias Sociales 2009

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