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Penser à contre-courant

Par Pedro Pablo Rodríguez
Source CUBARTE 08.03.2016

Pensar a contracorriente
Cérémonie de remise des prix du Concours International « Penser à Contre-courant 2016 » et de l’édition du prix spécial « Une Espèce en Voie de Disparition ».

Parmi les nombreuses fois que j'ai été juré dans des concours, le fait d’avoir participé  à celui d’essai appelé « Penser à Contre-courant », durant la Foire du Livre de La Havane, a été un de mes plus grandes satisfactions. Tout d'abord, parce que cela m'a permis de lire des textes significatifs de ses sujets, en plus d’avoir un échange fructueux et amical avec les deux autres membres du jury : l'architecte chilienne Ximena de la Barra et un compañero de longue date, le journaliste cubain résidant au Mexique, Ángel Guerra Cabrera.

Mais le plus important a été que cela me permette de connaître les caractéristiques du prix, duquel j’avais une idée si vague que je ne connaissais pas bien quels étaient ses buts.

Convoqué par le Ministère de la Culture, l'Institut Cubain du Livre et la maison d’édition Nuevo Milenio, le concours se propose de reconnaître et de diffuser la réflexion critique sur les problèmes et les défis les plus pressants du monde contemporain, depuis des perspectives ayant un ample sens anticolonial et anti-impérialiste, afin de contribuer à articuler une théorie émancipatrice, engagée dans les questions cruciales de l'environnement et contre les effets dévastateurs du modèle capitaliste hégémonique dans l’ordre matériel et spirituel.

Deux prix sont décernés : le prix « Penser à Contre-courant » et le spécial « Une Espèce en Voie de Disparition », sur les immenses dangers planant sur l'humanité à la suite de l'érosion incessante de l'environnement.

Avec la remise des prix de 2016, il y a déjà treize éditions de « Penser à Contre-courant » et quatre du prix spéciaux. Cette année nous avions 88 textes d'auteurs provenant de 17 pays, dont les résultats sont toujours annoncés durant la Foire du Livre.

Les membres du jury ont décidé à l'unanimité d'accorder le prix « Penser à Contre-courant » à l’essai Juan Rulfo in Northeastern Thailand: Traslation and Solidarity, en prenant compte « la qualité littéraire d'un texte qui promeut les valeurs de solidarité, démontre l'universalité des cultures disparates et la valeur du multiculturalisme en soulignant que le bien-être est de tous ». L'auteur est le jeune écrivain et traducteur thaïlandais Peera Songkunnatham, qui explique dans sa lettre comment il a connu El llano en llamas, le célèbre livre du Mexicain Juan Rulfo durant sa cohabitation avec les zapatistes du Chiapas, au Mexique, et comment il a compris le rapprochement entre ces paysans Mayas et ceux de sa région natale en Thaïlande. Peera, en apprenant le verdict du jury, a envoyé ses remerciements au concours pour l’avoir inspiré  à penser avec un souffle d'air frais.

Egalement à l'unanimité, une mention honorable a été remise à Práctica y poética del arte de la performance como resistencia en Latinoamérica, de Rodrigo Alejandro Arenas Ibacache, et d’autres mentions à La construcción de la memoria colectiva y la identidad social. El Espacio Memoria, perspectiva Simmeliana, de l’Argentin Andrea Melo ; Las relaciones Cuba-Estados Unidos: En el camino hacia la normalización, de Faustino Cobarrubia Gómez ; Mediaciones religiosidad liberadora, religiosidad autoritaria, ethos moderno: su proyección en el pensamiento religioso de José Martí, d’Ariel Zaldivar Batista, et Marx y Martí en cuerpo y alma: cultura contra economística, de Rolando Ballido Aguilera.

Le prix spécial « Une Espèce en Voie de Disparition », a été décerné à l'unanimité du jury pour l'essai intitulé Koyaanisqatsi, de l’avocate cubaine Lillian Álvarez Navarrete, « pour la rigueur, la brillance et la force argumentative de ses analyses sur la Conférence des Parties, Paris 2015, de la Convention des Nations Unies sur le changement climatique et de la pensée prémonitoire de Fidel Castro à cet égard ».

Koyaanisqatsi  en une seule phrase de la langue des Hopi signifiant « une vie déséquilibrée ». À juste titre, l'auteur démontre comment l'humanité actuelle s'approche d’une vie déséquilibrée devant le changement climatique. Cet essai solidement argumenté démontre l'échec de la médiatisée Conférence des Parties de Paris, réalisée à la fin de l'année dernière, pour mettre en œuvre des mesures qui puissent détenir, ou au moins ralentir, le rapide changement climatique qui menace déjà la survie de l'homme et de la propre planète.

Dans ce prix spécial ont été conférées quatre mentions : Políticas de gestão e educação ambiental para resíduos solidos na economia de mercado, a obsolescência planejada e os limites da sustentabilidade no capitalismo, de Philippe Pomier Layrargues ; ALBA: Cambio climático y extractivismo. Crisis, percepción de riesgo y oportunidades insumos para los decisores de políticas, de José Angel Pérez García ; Herencia y fragilidad. Lo sagrado mestizo: La demolición del patriarcado, de Carlos Eduardo Satizábal Atehortúa, et Estabilidad energética entre fenómenos naturales y sociales: desde el accionar positivo del ser humano, d’Omar Williams Zulueta.

Le jury a également accordé de reconnaître le compañero Fidel Castro pour le caractère précurseur de sa pensée et de son action face aux problèmes les plus pressants du monde contemporain, « pour ses multiples et systématiques avertissements » et « après avoir dédié sa vie, déjà proche à quatre-vingt-dix ans, à lutter contre ce modèle hégémonique capitaliste et avoir été  à la tête de la pensée à contre-courant ».

Ce treizième concours « Penser à Contre-courant » insiste sur la nécessité de promouvoir l'expression des analyses sur la profonde crise de civilisation car elle traverse l'humanité, et l’augmentation de l’exploitation, des guerres, des maladies, l'extermination des peuples et des ethnies, la disparition des cultures et les graves affectations sur l'environnement, causés par les injustes politiques néolibérales du capitalisme et la concentration croissante des richesses en quelques mains.

José Martí a écrit il y a une centaine d’année « Penser est servir ». Nous remercions le concours d’essai « Penser à Contre-courant » pour sa stimulation envers une pensée solidaire, humaniste, écologiste, contraire au capitalisme prédateur, et qui permet de comprendre qu'un monde meilleur est nécessaire et aussi possible.

 

 

Pedro Pablo Rodríguez

Par Pedro Pablo Rodríguez

Pedro Pablo Rodríguez López (La Habana, 29 de junio de 1946)

Historiador y periodista. Director general, en el Centro de Estudios Martianos, de las Obras completas, edición crítica de José Martí, de la que ya se han impreso 24 tomos.Doctor en Ciencias Históricas.Miembro efectivo de la Academia de Ciencias de Cuba de 2000 a 2006 y académico de mérito electo en 2006.Miembro de número y secretario de la Academia de la Historia de Cuba, desde 2010 hasta 2015. Actualmente vicepresidente de la Academia de la Historia de Cuba.Investigador titular del Centro de Estudios Martianos.Profesor auxiliar de la Universidad de La Habana y profesor titular adjunto del Instituto Superior Pedagógico Enrique José Varona, de La Habana.Miembro del Tribunal Nacional de categorías científicas

Miembro del Tribunal Nacional de grados científicos (Historia).

Ha investigado y publicado acerca de diversos temas de historia y pensamiento cubano, en particular acerca del movimiento patriótico durante el siglo XIX, la vida y la obra de José Martí, la vida de Máximo Gómez, el pensamiento económico cubano y las relaciones Cuba-Estados Unidos.

Ha publicado numerosos artículos y ensayos en publicaciones periódicas cubanas y extranjeras como, entre otras, Pensamiento Crítico, Anuario Martiano, Anuario del Centro de Estudios Martianos, Casa de las Américas, Temas, Debates Americanos, Contracorriente, Anales del Caribe, Universidad de La Habana, Economía y Desarrollo, Revista de la Biblioteca Nacional José MartíCuadernos de Nuestra América, Revista Cubana de Ciencias Sociales, Revolución y Cultura, Islas, Santiago, Honda, Caminos, Index, Sic, Áncora, Revista del Vigía, Antena, Contracorriente, Honda, SIC, Antenas, Áncora, América Nuestra, Cuba SocialistaCuadernos Americanos (México), Chac Mool (México), Tareas (Panamá), Revista Cultural Lotería (Panamá), Actual (Venezuela), Concordia (Alemania), Nuevo Humanismo (Costa Rica), América Libre (Argentina), La Torre, Hómines y Exégesis (Puerto Rico), Nuestra América. Revista di analisi socio-politica e culturale sull’America Latina (Italia), Cuban Studies (Estados Unidos), Cultura de Guatemala, La Nueva Revista Venezolana, A plena voz. Revista cultural de Venezuela, Ko’eyú Latinoamericano. Revista de análisis político-cultural (Venezuela), Tierra firme y La Nueva Revista Venezolana (Venezuela, Nuestra América. Revista di analisi socio-politica e culturale sull’America Latina (Italia),  y Anuario de la cátedra Juan Bosch de la Universidad de La Habana.

Ha publicado, entre otros, los siguientes libros: Antología del pensamiento revolucionario Cubano (1970, coautor), La primera invasión (1987), El despliegue de un conflicto (La política norteamericana hacia Cuba entre 1959 y 1961) (1996), dos capítulos dentro del tomo 2 de la obra colectiva Historia de Cuba, a cargo del Instituto de Historia de Cuba (1997), Enrique José Varona, política y sociedad (1999, coautor), De las dos Américas (2002, Premio de la crítica en 2003), El periodismo como misión (compilación de estudios acerca del periodismo de José Martí, 2003, 2ª. Edición ampliada, 2012).

Ha publicado varios textos de Martí en edición crítica, el último de ellos En los Estados Unidos; periodismo de 1881 a 1892, contentivo de las crónicas norteamericanas de Martí para la colección Archivos de la UNESCO, en condición de coordinador con Roberto Fernández Retamar.

En el año 2013 aparecieron, entre otros, estos títulos suyos: Al sol voy. Atisbos a la política martiana; De todas partes. Perfiles de José Martí; Un caudillo útil. San Martín en José Martí; Pensar, prever, servir. El ideario de José Martí; Ensayos de mi mundo; y Nación e independencia económica, La primera invasion, (segunda edición); Hacia Cuba libre; Diálogo con los tiempos; y Un caudillo útil. José de San Martin en Martí.

Ha participado en numerosos eventos científicos en Cuba y en el extranjero y ha impartido cursos de pregrado, diplomado, maestría y doctorado sobre Filosofía, Pensamiento Cubano, Historia de Cuba, Pensamiento Económico Cubano y diversos cursos monográficos acerca de la vida y la obra de José Martí en universidades cubanas y de Estados Unidos, Canadá, Francia, España, Alemania, Suecia, México, Guatemala, Honduras, Costa Rica, Panamá, Colombia, Venezuela, Ecuador, Chile, Uruguay, Argentina, Paraguay, Brasil  y República Dominicana.

Ha participado como ponente en más de 150 eventos científicos nacionales e internacionales.

DISTINCIONES Y CONDECORACIONES RECIBIDAS.

Medalla de la alfabetización. (22 de diciembre de 1986).

Premio Abril de la UJC, 1994.

Distinción Por la Cultura Nacional (21 de marzo de 1996).

Premio Ramiro Guerra otorgado por la Unión de Historiadores de Cuba a la mejor obra de tema histórico publicada en el año por Historia de Cuba, tomo II, Las luchas por la independencia nacional y las transformaciones estructurales: 1868-1898 (coautor).  La Habana, 1996.

Distinción Raúl Gómez García del Sindicato de la Cultura (2000).

Medalla Alejo Carpentier (19 de julio de 2003).

Orden Carlos J. Finlay. (11 de enero de 2005).

Premio martiano de la crítica Emilio Roig de Leuchsenring por el artículo “Nuestra América de José Martí, hacia el futuro”, 2007.

Premio Félix Varela de la Sociedad Económica de Amigos del País por la obra en las ciencias sociales. La Habana, enero de 2009.

Premio Nacional de Ciencias Sociales y Humanísticas, 2009.

Distinción La utilidad de la virtud, otorgada por la Sociedad Cultural José Martí, 2010.

Distinción Pensar es servir, otorgada por el Centro de Estudios Martianos, 2010.

Premio Nacional de Historia, 2010.

Premio de la Academia de Ciencias de Cuba por los resultados obtenidos con la edición crítica de las Obras completas de José Martí, 2010.

Premio Especial del  Ministerio de Ciencias, Tecnología y Medio Ambiente al resultado de mayor relevancia por su impacto social, 2010.

Distinción Juan Marinello Vidaurreta, entregada por la Universidad de Ciencias Pedagógicas Juan Marinello, de Matanzas, 2012.

Reconocimiento  La Gitana Tropical, de la Dirección provincial de Cultura de La Habana, 2012.

Premio a la dignidad, otorgado por la Unión de Periodistas de Cuba (UPEC). (2012).

Se le dedicó la Feria Internacional del Libro de Cuba, 2013.

Premio Nacional de Ciencias Sociales 2009

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