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« Si Adelita se fuera con otro…»

Par Graziella Pogolotti Jacobson
Source Juventud Rebelde 04.10.2016

Diego Rivera
Diego Rivera et la révolution mexicaine

«…Ni en barco de guerra, ni en tren militar. »  Le corrido mexicain parcourrait le monde impulsé par une révolution qui, depuis la littérature moderniste, définissait la voix propre de Notre Amérique. C’est pourquoi le titre du roman classique de Mariano Azuela est si providentiel. L’immense pays, encore très grand malgré la mutilation infligée par son voisin du Nord, se cristallisait dans la jonction de deux personnalités mythiques. Une d'elle, Pancho Villa, se déplaçait depuis le Nord. L’autre, Emiliano Zapata, arrivait depuis le Sud toujours maltraité. Ces deux hommes de la terre ont été victimes de la trahison.

La révolution mexicaine a inspiré un mouvement culturel puissant qui a dépassé les frontières du pays. Les œuvres de Diego Rivera, d’Orozco et de Siqueiros ont envahies les murs des institutions publiques. Encore provinciale, la ville de Mexico a accueilli des artistes et des intellectuels de toutes parts. José Vasconcelos a parrainé les éditions populaires des classiques. Malgré des dissensions internes, le général Lázaro Cárdenas a développé des initiatives qui ont attiré le respect des mouvements du peuple et des intellectuels progressistes. Il a nationalisé le pétrole. Il a donné des terres aux paysans. Il a accueilli l’Espagne républicaine généreusement et le pays a ainsi profité des apports des émigrés sur le plan des idées, au moyen de leur travail dans les universités, dans les maisons d’édition et dans le prestigieux Colegio de México.

Toutefois, l’ancienne oligarchie a cédé le pas à une nouvelle bourgeoisie. La base paysanne s’est fissurée. Le mouvement ouvrier est tombé entre les mains des appelés syndicats charros. Les années cinquante du siècle dernier ont montré une contribution significative de l’anthropologie et de l’étude des cultures préhispaniques. Avec deux livres très courts, Juan Rulfo s’est converti en l’un des maîtres de la nouvelle narrative latino-américaine. Un nouveau récit d’Amérique Latine. Mature dans le métier, une nouvelle génération d’écrivains a réaffirmé avec force un regard vers l’intérieur. Ils se sont proposés de documenter la réalité du pays et ont planté une relecture critique du processus révolutionnaire. Une politique protectionniste a animé la vie industrielle nationale.

La transformation de la société et l’augmentation conséquente d’un pouvoir économique privé ainsi que la disparition des leaders populaires représentants ceux d’en bas a conduit la révolution mexicaine à définir un programme nationaliste bourgeois. Le processus a abouti sur la signature d’un traité de libre-échange avec les États-Unis et le Canada. Symbole choquant de la nouvelle réalité, les terres définies par leur culture du maïs sont devenues importatrices de céréales. Dès que José María Heredia a vécu un exil productif dans le pays voisin, les Cubains ont eu un lien culturel et sentimental avec le Mexique. Maintenant, plus que jamais, le processus historique de la nation suscite une méditation qui doit s’engager à la pensée de gauche de Notre Amérique. Malgré tant de revers subis, les mouvements populaires font irruption avec force depuis les années quatre-vingt-dix du siècle dernier. Pour la première fois, avec des nuances différentes, la volonté transformatrice s’étend à un ensemble de pays ayant de très grands territoires possédant d’énormes richesses, instruits aussi par la violence des dictatures articulées, comme jamais auparavant, au niveau continental. L’ALCA a ainsi pu dérouté et des projets ayant une collaboration effective entre nos deux pays ont été dessinés.

Les obstacles qui s’interposent sur le chemin de la construction de sociétés projetées vers l’amélioration humaines sont de différentes natures. L’impérialisme a pris le visage de la globalisation néolibérale capitaliste. La crise économique, dérivée de l’explosion de la bulle financière, a mis les ressources du gouvernement en fonction du sauvetage des institutions bancaires. Les contribuables, représentants de ceux qui ont perdu leurs maisons et leurs emplois, ont couvert le sauvetage de leurs auteurs. Les finances exercent leurs dominations dans tous les domaines. Le néolibéralisme constitue une doctrine économique. Il implique également une conception du monde et une philosophie et, paradoxalement, une idéologie, bien que sa mort soit proclamée à l’échelle universelle par les partisans et les adversaires.

L’actuel panorama de l’Amérique Latine nous concerne tous. Nos vies et l’avenir de nos enfants dépendent en grande partie d’un but intégrationniste, de la garantie de la souveraineté et de la stabilité économiques. La globalisation néolibérale capitaliste a démontré sa créativité dans l’invention des formules pour saper les gouvernements populaires. La puissance financière comprend dans la gestion des hauts et des bas des places boursières, un moyen de déclencher la panique. L’emploi de la science dans le dessin de la communication de masse construit des subjectivités. Ce qui est arrivé au Brésil mérite une étude de fond qui articule l’influence externe avec le rôle des élites internes. L’ensemble des facteurs interdépendants et la corruption rampante ont conduit à la perte de la foi, la force puissante qui déplace des montagnes, alors que les partis politiques traditionnels s’estompent. Avec des noms différents, y compris la social-démocratie, ils répondent à la même doctrine néolibérale.

Le rejet de l’idéologie identifiée à la vulgarisation de la propagande mène à la sous-estimation de la politique, véhiculée à la démagogie et la corruption. Ce sont des concepts qui circulent dans l’académie et qui contaminent le langage commun.

Nous courons le risque d’un retour aux origines des choses. L’idéologie est l’équivalent de la pensée étymologiquement, la politique vient de la société. Défendre ces notions est une tâche urgente pour que la gauche récupère son rôle. C’est l’un des grands défis du moment.

Graziella Pogolotti

Par Graziella Pogolotti Jacobson

Nació en París, el 24 de enero de 1931. Hija de Marcelo Pogolotti. Crítica de arte, prestigiosa ensayista y destacada intelectual cubana, promotora de las Artes Plásticas Cubanas. Profesora universitaria y vicepresidenta de la Unión Nacional de Escritores y Artistas de Cuba. Ha colaborado con las principales publicaciones cubanas y con importantes extranjeras. Ha dirigido trabajos de investigación social de la Universidad en la Sierra del Escambray, en la provincia de Las Villas. Como asesora de la Biblioteca Nacional propició un serio trabajo a favor de la promoción de la lectura en todo el país.

Ha estado presente en importantes eventos, reuniones, foros, donde se han debatido problemas trascendentales de la cultura nacional. Su posición orientadora ha permitido la configuración de proyectos y programas de trabajo cuyos objetivos han contribuido al mejor desempeño en el programa de directores de cultura a todos los niveles así como promotores, instructores de arte, artistas.

Héroe del Trabajo de la República de Cuba.

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